Plantes et extraits
Curcuma
Le curcuma doit ses propriétés à la curcumine, un pigment jaune. Aucune allégation de santé n’est autorisée dans l’Union européenne : les demandes relatives aux articulations et à la peau ont été refusées.
Pourquoi
- Pigment antioxydant étudié in vitro.
- Aucune fonction physiologique normale reconnue pour un apport supplémentaire.
- En cas de carence : Aucune carence ne concerne le curcuma.
- Sans carence : Les essais cliniques sur l’arthrose sont de qualité inégale et les effets cliniquement pertinents ne sont pas établis ; la curcumine est très peu absorbée.
Sous quelle forme
- Forme documentée : La curcumine native est très peu absorbée ; les formulations qui augmentent sa biodisponibilité (pipérine, phytosomes, micelles) augmentent aussi l’exposition et le risque hépatique.
- Formes disponibles : poudre de rhizome, extrait de curcumine, curcumine + pipérine, phytosome, micelles
- La pipérine augmente fortement les concentrations plasmatiques de curcumine en inhibant sa glucuronidation, mais cet effet pharmacocinétique n’a pas démontré de bénéfice clinique. L’Agence nationale de sécurité sanitaire souligne que les formulations à biodisponibilité accrue peuvent exposer à des effets indésirables même lorsque la dose affichée reste sous la dose journalière admissible.
Comment la prendre
- Prendre au cours d’un repas ; la présence de lipides améliore l’absorption de la forme native.
- Dose journalière admissible : 3 mg/kg de poids corporel, soit 180 mg pour un adulte de 60 kg. L’ANSES retient un apport maximal de 153 mg par jour sous forme de complément pour cette même corpulence, et cette valeur ne vaut que pour la forme classique.
Les avantages
Aucune indication de supplémentation établie
Les inconvénients
- Troubles digestifs, nausées et diarrhée ; atteintes hépatiques rares mais parfois sévères, surtout avec les formes à biodisponibilité accrue.
- Obstruction des voies biliaires, lithiase biliaire ou maladie hépatique : contre-indiqué.
- Grossesse et allaitement : éviter les compléments.
- Anticoagulants : risque hémorragique et interaction.
- Chimiothérapie ou immunosuppresseurs : avis professionnel.
Faut-il supplémenter ?
- Aucune indication de supplémentation établie
- L’usage culinaire du curcuma ne pose pas de problème aux doses alimentaires ; la supplémentation n’a pas d’intérêt démontré sur l’arthrose ou l’inflammation. Dans la lombalgie aiguë, un essai de 76 personnes rapporte un soulagement plus rapide avec une association curcumine et boswellia, mais le produit combine deux plantes et ce signal isolé ne suffit pas à recommander le curcuma seul. Dans l’arthrose, une revue systématique de 2018 classe l’extrait de curcuma parmi les compléments à effet important à court terme sur la douleur, avec une qualité de preuve très faible, et une méta-analyse en…
Où en trouver
- Curcuma en poudre (épice)
- Curry
- Moutarde
Précautions
- Anticoagulants et antiagrégants : surveillance.
- Médicaments métabolisés par le foie, chimiothrapies et immunosuppresseurs : avis professionnel.
- Arrêter immédiatement et consulter en cas de jaunisse, urines foncées, nausées, douleur abdominale ou fatigue inhabituelle. Préférer la forme classique et ne pas dépasser 153 mg de curcumine par jour.