Minéraux et oligo-éléments
Iode
L’iode est indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes. Il contribue à la production normale d’hormones thyroïdiennes, au métabolisme énergétique, au fonctionnement du système nerveux et à la fonction cognitive.
Pourquoi
- Contribue à la production normale d’hormones thyroïdiennes et au fonctionnement normal de la thyroïde.
- Contribue au métabolisme énergétique normal.
- Contribue au fonctionnement normal du système nerveux et à une fonction cognitive normale.
- Contribue au maintien d’une peau normale.
- En cas de carence : Une carence avérée provoque un goitre et un hypothyroïdisme ; chez la femme enceinte, elle menace le développement cérébral de l’enfant.
- Sans carence : Chez une personne dont les apports couvrent les besoins, la supplémentation n’améliore pas la thyroïde et peut la dérégler.
Sous quelle forme
- Formes disponibles : iodure de potassium, iodate de potassium, iode alimentaire
- Aucune forme n’est déclarée optimale : les preuves comparatives humaines manquent.
Comment la prendre
- Prendre au cours d’un repas ; éviter les algues à teneur très variable.
- Apport de référence EFSA : 150 µg par jour chez l’adulte. Grossesse et allaitement : les repères montent à 220 à 290 µg par jour (NIH) et 250 µg (OMS), sous avis professionnel. Limite de sécurité : 600 µg par jour.
Les avantages
- Apports insuffisants
- Grossesse et allaitement, sur avis professionnel
Les inconvénients
- Excès : troubles thyroïdiens (hyper- ou hypothyroïdie), thyroïdite et cancer papillaire de la thyroïde en cas d'apport chronique élevé.
- Trouble thyroïdien connu : avis professionnel.
- Antécédent de thyroïdite : prudence.
- Maladie thyroïdienne auto-immune (Hashimoto, Basedow) : des effets indésirables peuvent survenir à des apports considérés sûrs pour la population générale.
- Algues brunes : teneur en iode très variable, jusqu'à 2 000 mg/kg de produit sec, et contaminants possibles (arsenic, cadmium, mercure, plomb).
- Algues et compléments à base d'algues : à éviter en cas de trouble cardiaque ou rénal, d'un médicament iodé ou du lithium, et pendant la grossesse ou l'allaitement sans avis professionnel.
Faut-il supplémenter ?
- Apports insuffisants
- Grossesse et allaitement, sur avis professionnel
- Le sel iodé et les produits de la mer couvrent généralement les besoins.
Où en trouver
- Poissons et fruits de mer
- Lait et produits laitiers
- Sel iodé
- Œufs
- Algues (teneur variable)
Précautions
- Antithyroïdiens et hormones thyroïdiennes : avis professionnel.
- Inhibiteurs de l'enzyme de conversion et diurétiques épargneurs de potassium : l'iodure de potassium peut majorer la kaliémie, avis professionnel.
- Carence en sélénium : elle aggrave la carence en iode, le sélénium étant nécessaire à la conversion de la T4 en T3.
- Carence en fer ou en vitamine A, aliments goitrigènes (soja, manioc, crucifères) : ils majorent la carence en iode quand les apports sont déjà marginaux.
- Amiodarone : un comprimé de 200 mg contient environ 75 mg d'iode ; risque de dysfonctionnement thyroïdien, bilan et surveillance selon l'avis professionnel.
- Ne pas dépasser 600 µg par jour. Consulter en cas de trouble thyroïdien avant toute supplémentation.