Acides gras
Oméga-3
Les oméga-3 regroupent l’acide alpha-linolénique (ALA), l’EPA et le DHA. Le DHA contribue au maintien d’une fonction cérébrale et d’une vision normales, et l’ALA au maintien d’un taux normal de cholestérol sanguin.
Pourquoi
- Le DHA contribue au maintien d’une fonction cérébrale normale.
- Le DHA contribue au maintien d’une vision normale.
- L’ALA contribue au maintien d’un taux normal de cholestérol sanguin.
- En cas de carence : Une carence en acides gras essentiels provoque une sécheresse cutanée et des troubles de la croissance ; elle est rare et se corrige par l’alimentation.
- Sans carence : Les données ne montrent pas de bénéfice cardiovasculaire supplémentaire d’une supplémentation en oméga-3 chez les adultes sans maladie cardiovasculaire.
Sous quelle forme
- Forme documentée : Les formes réestérifiées (triglycérides) et les triglycérides naturels sont mieux absorbées que les esters éthyliques, à jeun.
- Formes disponibles : huile de poisson en triglycérides, esters éthyliques, formes réestérifiées, huile d’algue
- Les essais comparatifs humains montrent une biodisponibilité supérieure des triglycérides et des formes réestérifiées par rapport aux esters éthyliques, surtout lorsque la prise est faite à jeun ; la différence s’atténue avec un repas gras. Les formes réestérifiées et les triglycérides naturels ne se distinguent pas nettement entre eux.
Comment la prendre
- Prendre au cours d’un repas contenant des lipides améliore l’absorption et limite le goût de poisson.
- Repère EFSA : 250 mg d’EPA et de DHA par jour pour un adulte. Pour l’ALA, un apport de 2 g par jour est la condition de l’allégation sur le cholestérol.
Les avantages
- Apports alimentaires insuffisants en poisson gras
- Régime végétarien ou végétalien (huile d’algue)
Les inconvénients
- Goût de poisson, éructations et troubles digestifs légers ; les doses élevées peuvent allonger le temps de saignement.
- Trouble de la coagulation ou intervention chirurgicale programmée : avis professionnel.
- Allergie aux poissons ou aux crustacés : préférer une huile d’algue.
Faut-il supplémenter ?
- Apports alimentaires insuffisants en poisson gras
- Régime végétarien ou végétalien (huile d’algue)
- Une alimentation comportant deux portions de poisson par semaine, dont un gras, couvre les besoins ; un complément n’ajoute pas de bénéfice démontré chez l’adulte en bonne santé. Dans l’arthrose, une méta-analyse de 2023 portant sur 9 essais et 2 070 patients retrouve une réduction modeste de la douleur (SMD −0,29) et une amélioration de la fonction ; à l’inverse, un essai randomisé de 2024 avec 2 g par jour d’huile de krill n’a montré aucun effet sur la douleur du genou sur 24 semaines. Aucun effet structural n’est établi.
Où en trouver
- Poissons gras (saumon, maquereau, sardine, hareng)
- Huile de colza et de noix
- Graines de lin et de chia
- Noix
- Huile d’algue (DHA)
Précautions
- Anticoagulants et antiagrégants : risque hémorragique majoré à forte dose.
- Doses supérieures à 3 g par jour : surveillance professionnelle.
- Les oméga-3 ne remplacent pas un médicament cardiovasculaire. Signaler toute prise d’anticoagulant avant de commencer.